Chemin de Stevenson (GR70) : sur les traces de l’écrivain avec un âne

Un âne qui refuse d’avancer. Une draille qui file sur un plateau battu par le vent. Et, au bout de la journée, un gîte d’étape où l’on accroche son sac, ou son bât, avant de parler météo, châtaignes et chemins. Le chemin de stevenson GR70 a ce pouvoir rare : faire cohabiter une aventure très concrète, les ampoules, l’eau à gérer, le dénivelé, avec un récit littéraire qui continue de “marcher” dans nos têtes.

En février 2026, le GR70 n’a plus rien d’un secret. Il attire des randonneurs itinérants, des familles, des amateurs de “slow travel”, et des lecteurs qui veulent mettre leurs pas dans ceux de Robert Louis Stevenson. Certains le font sac au dos. D’autres ajoutent un personnage à l’histoire : un âne de bât, comme Modestine. Même époque ? Non. Même esprit ? Souvent, oui.

Le GR70 : l’histoire du chemin de Stevenson

Robert Louis Stevenson et son voyage avec Modestine

Septembre 1878. Stevenson a 27 ans, il traverse une période trouble, et décide de partir seul à pied dans une France rurale qu’il connaît mal. Il part du Monastier-sur-Gazeille et rejoint Saint-Jean-du-Gard après une douzaine de jours de marche, avec une ânesse achetée sur place : Modestine. Le duo fonctionne mal au début, puis s’apprivoise. Ce n’est pas une fable sur la nature, c’est un carnet de route vivant : des nuits dehors, des auberges, des villages, des reliefs qui cassent les jambes, et un animal têtu qui impose un tempo. Source d’irritation, puis de lien.

Ce qui frappe, plus d’un siècle plus tard, c’est la modernité du geste : marcher “pour marcher”, sans conquête, sans performance, en s’autorisant des détours et des pensées. Un week-end sans notifications, mais sur douze jours. Même logique.

De “Voyage avec un âne dans les Cévennes” au GR70

Le récit devient un livre, publié en 1879, et s’inscrit parmi les textes fondateurs de la littérature de voyage à pied. L’itinéraire, lui, se transforme en sentier balisé : le GR®70 est créé et balisé en 1978, pour le centenaire du voyage. Il ne recopie pas chaque pas au millimètre, il s’autorise des écarts pour rejoindre des points d’intérêt et proposer une continuité de randonnée cohérente, mais il reste construit “dans l’esprit” de la traversée de 1878.

Le résultat : un sentier littéraire, oui, mais aussi un vrai GR, avec son balisage blanc et rouge, son topoguide, ses variantes, et un réseau d’hébergements taillé pour l’itinérance. Un chemin qui se lit avec les pieds.

Parcours complet du chemin de Stevenson : 272 km d’aventure

Sur la version la plus parcourue aujourd’hui, le tracé relie Le Puy-en-Velay à Alès sur environ 272 km. Stevenson, lui, commence réellement au Monastier-sur-Gazeille et termine à Saint-Jean-du-Gard, mais l’extension vers Le Puy facilite l’accès en transport, et la prolongation vers Alès sert souvent de “sortie” pratique, notamment pour les retours en train ou en bus.

Le Puy-en-Velay : point de départ historique

Le Puy-en-Velay, c’est une mise en route spectaculaire : ruelles en pente, horizons de sucs volcaniques, et une ambiance de ville-étape, familière aux marcheurs de Saint-Jacques. On démarre avec des jambes fraîches, puis on comprend vite que le Velay n’offre pas de cadeau. Ça monte, ça descend, et le vent peut être un partenaire très présent sur les plateaux.

Pour celles et ceux qui aiment “poser un cadre”, c’est aussi l’endroit idéal pour régler les derniers détails : ravitaillement de départ, vérification de l’équipement, repérage du balisage, lecture du topoguide. Une demi-heure gagnée ici peut éviter une heure de flottement plus tard.

À travers les Cévennes : paysages et villages emblématiques

Le GR70 traverse plusieurs ensembles paysagers qui changent vraiment la sensation de marche : plateaux volcaniques du Velay, hautes terres du Gévaudan, schistes cévenols, granite du mont Lozère, vallées plus douces où la châtaigneraie reprend le pouvoir. Dans la même semaine, on passe de landes ouvertes à des forêts, puis à des crêtes où la météo peut tourner en quelques minutes.

Et puis il y a l’épaisseur culturelle : drailles de transhumance, traces du protestantisme cévenol, mémoire de la résistance camisarde, architecture de pierre sèche, terrasses agricoles. Ce n’est pas un décor. C’est une façon d’habiter un territoire, encore visible.

Alès : l’arrivée en terre gardoise

Alès marque une arrivée plus urbaine, plus méridionale, souvent plus chaude. Beaucoup de randonneurs s’arrêtent à Saint-Jean-du-Gard, fidèle à la fin du voyage de Stevenson, mais la liaison vers Alès reste fréquente pour simplifier la logistique de retour. Terminer à Alès, c’est aussi sentir la bascule : on quitte les reliefs intimes des Cévennes pour rejoindre un bassin de vie plus large.

Étapes incontournables du GR70

Le découpage “officiel” varie selon les habitudes (12, 13 ou 14 journées, selon que l’on intègre Le Puy et Alès, et selon la longueur souhaitée). L’idée la plus utile : garder des étapes courtes quand on randonne avec un âne, et accepter des journées plus longues si l’on marche léger. Le GR70 se prête bien à cette flexibilité, grâce à la densité de villages et de gîtes.

Le Monastier-sur-Gazeille : sur les pas de l’écrivain

Le Monastier-sur-Gazeille est un lieu-charnière : c’est là que Stevenson séjourne avant de partir, et c’est là qu’il se met en quête de Modestine. On sent encore l’ambiance de “bourg de montagne” : une place, des commerces, un rythme rural, et cette sensation de s’éloigner du monde sans basculer dans l’isolement total.

À pied, on y règle souvent le vrai départ mental. Avec un âne, c’est parfois le moment où l’on apprend les gestes : ajuster un licol, équilibrer un bât, comprendre comment l’animal lit le terrain mieux que nous.

Le Cheylard-l’Évêque et la montée vers la Lozère

Le Cheylard-l’Évêque est une étape qui ancre le passage en Lozère et dans les hautes terres. Ici, la marche prend un ton plus “pastoral” : grands espaces, forêts domaniales, froid possible le matin même en intersaison. Un détail compte : l’eau. Les villages existent, mais les portions entre deux points habités peuvent être longues, et la gestion du ravitaillement devient un vrai sujet, surtout si vous avez un âne à abreuver.

Langogne et l’entrée dans les hautes terres

Langogne joue souvent le rôle de ville-ressource : commerces, services, ravitaillement, possibilités d’hébergement variées. Pour une randonnée itinérante, ce type de “point d’appui” change tout. On y réajuste le contenu du sac, on achète du vrai pain, on remplace un pansement, on discute météo avec un hébergeur qui sait lire le ciel.

Le contraste, après, est net : la Margeride et les plateaux relancent une marche plus solitaire, où l’on avance au rythme du balisage et des kilomètres.

Le mont Lozère : point culminant du parcours

Le mont Lozère est souvent présenté comme le point culminant symbolique, et il le mérite. Altitude, ouvertures, granite, chaos de blocs, et une météo qui peut se montrer sèche, froide, ou très lumineuse. Le GR70 atteint des altitudes autour de 1 500 m sur certains secteurs, et le mont Lozère culmine à 1 699 m. On comprend ici pourquoi la saison compte : un épisode neigeux tardif ou une vague de chaleur rendent la traversée très différente.

Avec un âne, c’est un passage qui se prépare : étapes plus courtes, pauses régulières, et choix de l’itinéraire le plus “roulant”. L’animal n’aime pas les improvisations sur les dalles et les pierriers.

Florac et les gorges du Tarn

Florac, aujourd’hui Florac-Trois-Rivières, marque un changement d’ambiance : on retrouve une petite centralité, des services, et la proximité des gorges du Tarn et de secteurs classés, qui donnent au paysage une profondeur spectaculaire. C’est aussi une zone fortement liée au Parc national des Cévennes, et plus largement au bien UNESCO des Causses et des Cévennes, inscrit depuis 2011 comme “paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen”.

Concrètement, ça se voit dans les drailles, dans les terrasses, dans les murs, dans la façon dont le chemin épouse des usages anciens. On marche sur une histoire d’élevage et de transhumance, pas sur un simple ruban touristique.

Saint-Jean-du-Gard : cœur des Cévennes

Saint-Jean-du-Gard, c’est une fin qui ressemble à une arrivée de roman : on descend vers la vallée, l’air se réchauffe, la végétation s’épaissit, et l’on sent la Cévenne habitée. Beaucoup s’arrêtent ici pour coller à la fin du voyage de Stevenson, et pour savourer ce moment où l’on retrouve une ville-village, avec ses terrasses, ses discussions, et ce mélange de fatigue et de fierté qui rend le repas du soir très simple. Un plat chaud suffit.

Randonner avec un âne sur le GR70 : une expérience unique

Marcher avec un âne, ce n’est pas “marcher plus facile”. C’est marcher autrement. Le sac est plus léger, oui, mais vous avez une responsabilité, un rythme à respecter, et une relation à construire. Le GR70 est souvent cité comme l’un des sentiers les plus adaptés à l’âne de bât, avec des loueurs présents sur ou près de l’itinéraire et des hébergements qui savent gérer l’accueil des animaux.

Choisir et louer son compagnon de route

Dans la pratique, la location se fait via des structures locales, parfois des âniers, parfois des prestataires qui proposent une formule “âne + équipement”, et parfois un accompagnement logistique. Les tarifs varient selon la durée et les services, mais on voit souvent une fourchette autour de 35 à 50 euros par jour pour la location d’un âne, hors options et frais annexes. Certaines grilles tarifaires sont dégressives sur des séjours longs, ce qui change la donne si vous partez 10 à 14 jours.

Un conseil simple : réserver tôt, surtout entre mai et septembre. La demande a augmenté ces dernières années, et un âne ne se “multiplie” pas à la dernière minute.

Préparer et gérer la randonnée avec un âne

L’équipement de base, bât, sacoches, licol, longe, se fournit généralement avec la location, mais il faut apprendre à l’utiliser. L’équilibrage des charges est la compétence numéro un : un bât mal réglé, c’est une blessure pour l’animal. Résultat ? Décevant, et culpabilisant.

Les étapes courtes sont une autre clé. Un humain peut serrer les dents et finir tard. Un âne, lui, a besoin d’un rythme stable, de pauses, d’eau, et d’un hébergement qui accepte l’animal, avec espace adapté. On prépare sa journée comme on prépare un itinéraire familial : marge de temps, plan B, et un objectif réaliste.

Avantages et contraintes de cette formule

Le bénéfice le plus évident, c’est le portage : moins de poids sur le dos, donc plus de confort, et souvent moins de blessures. Pour un enfant, c’est parfois le déclic qui rend la randonnée longue distance possible, parce que l’expérience devient une aventure partagée, pas une suite de kilomètres imposés.

La contrainte, c’est la logistique : hébergements compatibles, gestion des clôtures, anticipation des points d’eau, et acceptation de l’imprévu. Un âne peut bloquer devant un gué, s’arrêter à l’ombre, ou décider que le meilleur itinéraire passe par l’herbe du voisin. Il faut garder de la patience. Beaucoup.

Conseils pratiques pour réussir le chemin de Stevenson

Meilleure période pour parcourir le GR70

La période la plus confortable se situe souvent de mai à octobre, avec une vigilance sur deux extrêmes : la chaleur en plein été, et la neige possible en hiver sur les plateaux et vers le mont Lozère. Juillet-août offrent des journées longues, mais aussi plus de monde et des hébergements vite complets. Si vous cherchez le bon compromis, juin et septembre restent des valeurs sûres, avec des températures plus douces et une sensation de chemin plus “respirable”.

Hébergements sur le parcours : gîtes, refuges et camping

Le GR70 bénéficie d’un maillage dense : gîtes d’étape, chambres d’hôtes, petits hôtels, campings selon les secteurs. Pour une randonnée itinérante, cette densité change la planification : vous pouvez adapter vos étapes à votre niveau, ou à celui de l’âne, sans être obligé de “forcer” pour atteindre un unique refuge.

Avec un âne, vérifiez systématiquement l’accueil de l’animal : espace, clôture, foin, proximité d’un point d’eau. Certains lieux sont très habitués, d’autres moins. Un appel la veille évite les mauvaises surprises.

Équipement spécifique et préparation physique

Le GR70 est souvent classé comme une randonnée de difficulté modérée, accessible à des marcheurs réguliers, et même à des débutants motivés, à condition de gérer les étapes. Le dénivelé cumulé se chiffre en plusieurs milliers de mètres sur l’ensemble, souvent annoncé autour de 8 000 m de montée selon les découpages. Ce n’est pas de l’alpinisme, mais ce n’est pas une promenade urbaine non plus.

Côté équipement, le trio qui sauve une itinérance : chaussures déjà faites, gestion des frottements (chaussettes et soins), et un système simple pour l’eau. Ajoutez un plan de gestion météo, car le Velay et le mont Lozère savent être froids et ventés, même quand la vallée cévenole est déjà presque estivale.

Pour structurer votre préparation, le contenu “randonnee longue distance” de votre cocon est un bon point de départ, il aide à penser l’effort sur plusieurs jours, la récupération, et le mental qui fluctue après le troisième jour, souvent le moment où l’on se demande ce qu’on fait là.

Variantes et sections du GR70 à découvrir

Le GR70 en plusieurs fois : découper le parcours

Tout le monde n’a pas deux semaines devant soi. Découper le chemin, c’est accepter de le vivre en chapitres. Une première section possible : du Puy-en-Velay à Langogne, pour l’ambiance de plateaux et de bourgs. Une deuxième : Langogne au secteur du mont Lozère, pour le caractère plus “hautes terres”. Une troisième : du mont Lozère à Saint-Jean-du-Gard, pour la bascule cévenole, schiste, châtaigneraies, vallées encaissées.

Ce découpage a un avantage très actuel : il colle à la vie réelle. Une semaine de congés, un pont, un mois où l’on veut sortir sans tout mettre en pause.

Sections les plus spectaculaires pour un premier aperçu

Pour un premier goût, deux zones reviennent souvent dans les discussions de randonneurs : l’approche et la traversée du mont Lozère, pour l’impression d’espace, et la descente progressive vers les Cévennes plus habitées, quand la végétation devient plus méditerranéenne. C’est aussi là que l’on comprend le lien UNESCO avec l’agropastoralisme : drailles, transhumance, et paysage façonné sur la durée.

Si votre culture GR s’élargit, allez voir aussi les contenus “meilleurs GR france randonnee” pour situer le GR70 parmi les itinéraires français qui racontent quelque chose, pas seulement des kilomètres. Et si l’idée est de comparer les niveaux, le “GR20 corse preparation” sert de contrepoint utile, plus engagé physiquement, tandis que “GR10 pyrenees etapes” ouvre un autre style d’itinérance, plus montagne au long cours.

Questions fréquentes sur le chemin de Stevenson (GR70)

Combien de temps faut-il pour faire le chemin de Stevenson ?

La durée dépend du point de départ et de l’arrivée choisis. Beaucoup le parcourent en 12 à 14 jours. Si vous intégrez Le Puy-en-Velay au départ et Alès à l’arrivée, vous ajoutez souvent des journées ou allongez certaines étapes. Avec un âne, viser le haut de la fourchette, voire plus, est souvent plus confortable.

Peut-on faire le GR70 sans âne ?

Oui, la majorité des randonneurs le font sans âne, sac au dos, ou avec transport de bagages organisé. L’âne apporte une dimension narrative et logistique particulière, mais il n’est pas “obligatoire” pour vivre le chemin. La version sans âne offre plus de liberté sur les hébergements et les horaires.

Où louer un âne pour le chemin de Stevenson ?

On trouve des loueurs et des âniers sur ou à proximité du parcours, avec des formules à la journée ou sur plusieurs jours. Le plus efficace est de choisir votre tronçon, puis de contacter un prestataire implanté dans la zone, car tous ne proposent pas les mêmes départs, ni les mêmes solutions de retour. Réserver en avance, surtout entre mai et septembre, reste une règle prudente.

Quelle est la difficulté du GR70 ?

Le GR70 est généralement considéré comme modéré : terrain varié, altitudes qui peuvent dépasser 1 500 m, et dénivelé cumulé conséquent sur l’ensemble, mais sans passages techniques alpins. Le vrai juge de paix, c’est la régularité. Marcher 6 à 8 heures plusieurs jours d’affilée, ça se prépare, même sur un sentier bien balisé.

Combien coûte une randonnée avec un âne sur le GR70 ?

Le coût dépend de la location, de la durée, de l’hébergement et des options (aide à l’organisation, transfert de bagages, etc.). Pour la location seule, on voit souvent des repères autour de 35 à 50 euros par jour, avec des forfaits qui peuvent devenir plus intéressants sur 10 à 14 jours. Ajoutez à cela les nuits, les repas, et parfois des frais logistiques selon votre formule.

Quelle est la meilleure saison pour faire le chemin de Stevenson ?

Mai à octobre est la période la plus souvent recommandée. Juin et septembre offrent souvent un bon équilibre entre météo et fréquentation. En plein été, la chaleur et l’affluence demandent d’anticiper. En hiver, le froid et la neige sur les plateaux peuvent compliquer la randonnée.

Que raconte le livre de Stevenson sur son voyage ?

Le récit raconte une traversée à pied des Cévennes en 1878, ponctuée de rencontres, de nuits dehors, de réflexions personnelles, et d’une relation changeante avec Modestine. Stevenson y décrit les paysages et le quotidien, avec humour, agacement parfois, et une forme d’émerveillement lucide. Le livre a aussi une dimension historique, notamment sur les Cévennes et le pays camisard.

Où dormir sur le GR70 chemin de Stevenson ?

Vous pouvez dormir dans des gîtes d’étape, chambres d’hôtes, campings selon les zones, et parfois de petits hôtels. Le réseau est dense, ce qui facilite l’itinérance. En haute saison, réserver à l’avance est souvent nécessaire, surtout si vous voyagez avec un âne, car il faut des hébergements adaptés.

Conclusion : marcher avec une histoire, et un rythme qui vous échappe un peu

Le chemin de Stevenson GR70 se vend parfois comme une randonnée “facile”. Je n’y crois qu’à moitié. Facile, non. Lisible, oui, parce que le balisage est clair, les étapes sont adaptables, et l’itinérance est bien “outillée” par le terrain et les hébergeurs. Mais ce chemin exige autre chose qu’un bon cardio : accepter de ralentir, d’écouter la météo, de composer avec un animal si vous choisissez l’âne, et de laisser la littérature sortir du livre pour entrer dans la journée. Vous partez pour traverser un territoire, ou pour traverser une période de votre vie ? La question, sur le GR70, finit souvent par se poser d’elle-même.

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