On se gare tous le plus près possible du centre, sauf les voyageurs en fourgon qui connaissent cette astuce à moins d’1 €

Une place de parking-relais en périphérie, un ticket de tram inclus, et le centre-ville accessible en quelques minutes. Voilà le secret que la plupart des automobilistes ignorent encore, alors que les voyageurs en van et fourgon aménagé l’utilisent depuis des années pour éviter les galères de stationnement urbain. Le tout, parfois pour moins d’un euro.

À retenir

  • Pourquoi les fourgons évitent le centre-ville depuis des années
  • Comment obtenir un accès illimité au centre pour quelques euros seulement
  • Le détail qui rend impossible de se garer en centre-ville avec un grand gabarit

Le réflexe qu’on a tous, et pourquoi il coûte cher

Chercher une place au plus près du centre historique. C’est le premier geste, presque instinctif, dès qu’on arrive dans une ville inconnue. Résultat : vingt minutes à tourner, un parking souterrain hors de prix, et un stress inutile pour un véhicule de plus de six mètres de long qui ne rentre même pas sous les barrières hauteur.

Les fourgons, eux, n’ont pas le choix. Trop encombrants pour se glisser dans les petites places du centre, ils ont dû trouver une autre stratégie. Et cette contrainte s’est transformée en avantage : les parkings-relais, ces vastes espaces situés en entrée de ville, connectés au réseau de tram ou de bus.

Le principe des parkings-relais, moins cher qu’on ne l’imagine

Le fonctionnement est simple. On se gare en périphérie, on prend les transports en commun pour la dernière portion du trajet, et on rejoint le centre sans toucher au volant. Ces parkings accueillent les véhicules encombrants, parfois même au même prix que les voitures, et incluent les tickets de tram ou bus pour toute la famille, une option rentable et écologique.

À Strasbourg, le parking-relais tram de la Rotonde illustre parfaitement le concept. Le ticket de parking inclut l’usage du tram pour jusqu’à cinq personnes, et le trajet jusqu’au centre prend environ cinq minutes sur la ligne D. Le tarif journalier tourne autour de quelques euros pour toute la famille, transport compris, ce qui revient largement sous la barre du euro par personne.

À Rouen, le système va encore plus loin. Pour bénéficier du parking relais gratuit, il faut stationner moins de 24h, valider son titre de transport Astuce dans une autre station avant de récupérer son véhicule, et si l’on ne dispose pas d’un titre valide, on peut acheter sur place le titre In’Cité pour 4,10 € qui offre un aller-retour pour l’ensemble des occupants du véhicule (jusqu’à 5 personnes) ainsi que le stationnement. Divisé entre plusieurs voyageurs, le coût réel par personne descend largement sous l’euro symbolique.

À Paris, certains parkings en dehors de l’hypercentre affichent des tarifs dérisoires pour de courtes durées. Le parking Bercy 2 propose des tarifs tels que seulement 0,5 euro pour se garer trois heures, une aubaine pour qui accepte de marcher ou de prendre le métro sur la dernière portion.

Pourquoi cette astuce colle parfaitement au mode de vie en van

Les voyageurs en fourgon n’ont pas inventé le parking-relais par plaisir. Ils l’ont adopté par nécessité, puis en ont fait une habitude payante. Un van de six mètres qui tente de se faufiler dans une ruelle médiévale, c’est presque toujours l’assurance d’un accrochage ou d’une amende pour dépassement de marquage au sol.

La périphérie change tout. Les places y sont larges, la circulation moins dense, et le stress de la manœuvre disparaît. Les agglomérations développent des aires spécifiquement sur les axes principaux, avec navettes pour rejoindre les monuments ou centres d’intérêt en dix à vingt minutes de trajet. On troque quelques minutes de bus contre une tranquillité totale.

Certaines villes ont même professionnalisé l’accueil des grands gabarits. De plus en plus d’agglomérations réservent désormais des parkings spécifiquement aménagés pour camping-cars, et Strasbourg, Toulouse ou Bayonne disposent aujourd’hui de parkings grandeur XXL, avec accès facile et paiement par mobile. Une évolution logique, portée par la multiplication des vans aménagés sur les routes françaises depuis quelques années.

Les précautions à connaître avant de se lancer

L’astuce a ses limites. Impossible de transformer ce stationnement en campement improvisé : si l’on cale les roues du fourgon avec des coins, que l’on installe table et chaises, ou que l’on ouvre l’auvent, l’emplacement devient un lieu de camping sauvage sur la chaussée. on gare, on ferme, on part en tram, point final.

La durée compte aussi. La durée maximale de stationnement autorisée est de sept jours, et une amende guette celui qui laisse son véhicule aménagé sur un même emplacement de façon ininterrompue au-delà de cette durée. Rien d’insurmontable pour une étape urbaine de un ou deux jours, ce pour quoi ces parkings sont pensés de toute façon.

Reste la question du gabarit. Vu le gabarit de ce type d’engin, il est souvent impossible de respecter le marquage au sol d’une place classique, et dans ce cas, on considère que le véhicule gêne la circulation. D’où l’intérêt des zones réservées aux camping-cars et fourgons, plus larges, que proposent désormais la majorité des grands parkings-relais.

Un détail change souvent la donne au moment de choisir son créneau : la hauteur. Les fourgons dépassant 1,90 mètre ne pourront jamais se glisser dans les parkings souterrains du centre-ville, quel que soit le prix affiché. Les parkings-relais, presque tous en plein air, évitent ce problème dès le départ, et c’est peut-être la vraie raison pour laquelle cette astuce fonctionne aussi bien pour les vans que pour n’importe quel conducteur pressé de visiter une ville sans y garer sa voiture toute la journée.

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