Quarante francs suisses. C’est le prix de la vignette 2026, soit environ 43 €, pour rouler sur les autoroutes helvétiques en van aménagé. À une condition : que le véhicule ne dépasse pas 3,5 tonnes.
Au-delà, la vignette ne sert plus à rien.
- La vignette 2026 coûte 40 CHF et couvre du 1er décembre 2025 au 31 janvier 2027.
- L’e-vignette est vendue 40 CHF sur e-vignette.ch, sans frais supplémentaires.
- L’oubli de vignette coûte 240 CHF : 200 CHF d’amende et 40 CHF d’achat immédiat.
- Au-delà de 3,5 tonnes de PTAC, la redevance poids lourds remplace la vignette.
Quarante francs pour quatorze mois
La vignette 2026 est valide du 1er décembre 2025 au 31 janvier 2027. Il n’existe ni vignette journalière, ni hebdomadaire, ni mensuelle : c’est une vignette annuelle unique. Un van qui traverse le pays en trois jours paie donc autant que celui qui y passe l’été.
Nous sommes mi-octobre 2026, et la vignette en cours couvre encore l’hiver. Inutile d’en racheter une pour un départ à l’automne ou pour une semaine de ski en janvier. De nouvelles vignettes sont mises en vente chaque année à partir du 1er décembre. Pour rouler en Suisse après le 31 janvier 2027, il faudra donc passer par la case achat.
Une remorque ou une caravane réclame sa propre vignette, en plus de celle du véhicule tracteur. Le van qui tire une remorque à motos ou à vélos règle donc 80 francs au total.
E-vignette ou autocollant : que choisir en van ?
Depuis août 2023, la vignette électronique existe comme alternative à l’autocollant. Elle est rattachée à la plaque d’immatriculation, et son prix est identique, 40 CHF. Rien à coller, rien à gratter, rien à perdre dans le fond d’un tiroir.
Pour un véhicule aménagé, l’argument pèse. Pare-brise remplacé après un impact, pare-soleil isotherme collé derrière la vitre, pare-brise teinté : l’autocollant impose de trouver le bon emplacement, et un autocollant mal posé peut lui aussi être sanctionné. L’e-vignette a son propre piège : une plaque mal saisie, et la vignette protège le mauvais véhicule. Relisez le numéro avant de valider le paiement.
Côté achat, le portail officiel est e-vignette.ch, où l’e-vignette est vendue exactement 40 CHF, sans frais ni caution. Des revendeurs au look très officiel s’intercalent : ils ajoutent des « frais de dossier », parfois 20 à 40 € de plus. Un revendeur en ligne affiche par exemple 5,45 € de frais en sus des 44,50 € de la vignette. L’autocollant s’achète aussi en stations-service, bureaux de douane et offices de poste.
L’oubli se paie 240 francs.
Ce total se décompose ainsi : une amende de 200 CHF, plus l’achat immédiat d’une vignette à 40 CHF. Les contrôles sont fréquents, surtout aux postes frontières, où les douaniers vérifient la vignette à l’entrée. Si vous arrivez de nuit, achetez l’e-vignette depuis le parking de la dernière aire française.
Au-dessus de 3,5 tonnes, un autre régime
La limite porte sur le poids total, pas sur le poids à vide. Ce sont les indications figurant dans le permis de circulation qui sont déterminantes, c’est-à-dire le PTAC inscrit sur la carte grise. Un fourgon aménagé à 3,5 tonnes pile reste dans la zone vignette. Un porteur 4,5 tonnes, 5 tonnes ou 7,2 tonnes en sort.
Le système change alors de nature. Les véhicules lourds dépassant 3,5 tonnes sont assujettis à la redevance sur le trafic des poids lourds, et cette redevance existe en deux versions : l’une au kilomètre (RPLP), l’autre au forfait (RPLF). Les camping-cars lourds relèvent de la seconde, aux côtés des caravanes lourdes, des autocars et des tracteurs. Le calcul repose sur le poids total et sur la période fiscale, pas sur la distance parcourue. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) publie une notice dédiée aux véhicules immatriculés à l’étranger, la 15.94.
Le forfait est annuel, mais il se rattrape en partie. Les détenteurs ont droit au remboursement pour les jours où le véhicule circule uniquement à l’étranger, sur demande déposée dans l’année qui suit la période fiscale. Les montants inférieurs à 50 CHF ne sont pas remboursés.
Reste le cas du camion transformé en véhicule de loisirs. La RPLP, elle, concerne les véhicules lourds destinés au transport de choses, qu’ils soient utilisés à titre commercial ou privé. Un ancien camion de transport de marchandises, aménagé en expédition mais resté immatriculé dans cette catégorie, peut donc basculer dans le calcul au kilomètre. Cette redevance dépend du poids total, du niveau d’émission et du nombre de kilomètres parcourus. La catégorie portée sur la carte grise décide, pas l’aménagement intérieur.
Pour les camions de transport, les sommes grimpent vite. Un site spécialisé chiffre environ 41 CHF pour 100 kilomètres avec un 18 tonnes Euro 6, un ordre de grandeur sans commune mesure avec un forfait de 40 francs pour l’année.
Ce que la vignette ne couvre pas
Deux tunnels échappent à la vignette. Le tunnel du Grand-Saint-Bernard et celui de Munt la Schera ne sont pas inclus dans son prix : un péage spécifique se règle sur place. Pour les voyageurs qui montent vers le Valais depuis l’Italie, le Grand-Saint-Bernard est un passage très fréquenté.
La vignette ne concerne par ailleurs que les autoroutes et semi-autoroutes. En Suisse, il n’y a pas de péage au sens français : il faut une vignette pour rouler sur les autoroutes, et rien d’autre au kilomètre pour les véhicules légers.
Avant de partir avec un van de plus de 3,5 tonnes immatriculé en France, téléchargez la notice 15.94 de l’OFDF et gardez la carte grise à portée de main. Le montant dû dépend de deux lignes de ce document : le poids total et la catégorie du véhicule.
Sources : vignettes.be | bazg.admin.ch